[INTERVIEW] 80 Jours Japon – A la découverte de l’artisanat japonais

Ah, le Japon… L’expression la plus utilisée pour en parler, c’est bien celle-ci : un mélange de tradition et de modernité.
Rodolphe, Youtubeur et photographe, et Amandine ont voulu donner la part belle à cet aspect « traditionnel » dont la capitale nippone manque un peu parfois. Ces deux Français vivant à Tokyo ont décidé de partir à la découverte de l’artisanat japonais pendant 80 jours et d’en réaliser différents documentaires, le « projet d’une vie » qui porte bien son nom : 80 Jours Japon (@80joursjapon). J’ai eu l’immense plaisir de les interviewer et je vous laisse découvrir tout ça !

Pour vous donner un aperçu de leur projet, ils ont commencé par visiter une fabrique de saké, en voici le trailer :

Et petite note avant de commencer : si vous souhaitez les aider à financer leur projet, voici le lien de leur cagnotte Ulule : ulule.com/80-jours-japon/. Il ne reste plus que 15 jours pour y contribuer ! (Fin le 28 mars)

 

  • Tout d’abord, une petite présentation s’impose ! Alors, qui se cache derrière 80 Jours Japon ?

Rodolphe Miez, sous le pseudo @imrodolphe et moi-même, Amandine Cochard (@amuamy). On est un couple de Français qui s’est rencontré à Tokyo.

Crédit photo : @yuji_ohh
  • En quoi consiste le projet ?

80 Jours Japon, c’est un road trip de 3 mois à travers le Japon pour filmer des documentaires sur les artisans japonais.
On a choisi de partir avec un van aménagé pour pouvoir dormir dedans et se balader aisément. Ça va nous permettre d’être complètement indépendants et de découvrir le Japon autrement !

  • Comment l’idée vous est-elle venue ?

Alors, honnêtement, on ne s’en rappelle pas du tout. Rodolphe et moi, on aime tous les deux voyager et on en a juste marre de Tokyo. La foule, le bruit constant et la pollution nous rendent fou. Ensemble, on a pu voyager dans quelques villes japonaises de moyenne et petite taille, et le style de vie n’a rien a voir. Loin de la capitale, tu as un calme absolu, l’air est frais, les gens sont plus accueillants et le coût de la vie est si bas !
Ajoute à tout ça : les paysages qui sont à couper le souffle. Montagnes, plages, forêts, fermes, dunes… tu as tellement de lieux paradisiaques au Japon, dont on n’a pas idée lorsqu’on est entouré de béton et de bitume à Tokyo.
Alors on s’est dit pourquoi ne pas faire un road trip pour découvrir tout ça et en faire un projet YouTube ! La plupart des gens ne connaissent pas ces endroits du Japon, alors partageons nos découvertes !
Et puis, au fur et a mesure des discussions, on s’est rendu compte qu’on a tous les deux toujours voulu réaliser des documentaires, un rêve d’enfant partagé. C’est ainsi qu’au fil des mois le projet a pris forme et est devenu ce qu’il est aujourd’hui : 80 Jours Japon.

Crédit photo : @yuji_ohh
  • J’imagine que tout cela coûte pas mal d’argent. Du coup, comment financez-vous votre projet ?

80 jours à voyager en van, à deux et réaliser des vidéos a un coût très élevé : environ 18000 euros. Ce montant n’inclut pas notre matériel vidéo, ni le prix des logiciels ou du temps que l’on passe à travailler sur le projet.
Pendant 5 mois on a économisé à fond, car pour nous c’est un rêve qui devient réalité ; le projet d’une vie. C’est ainsi qu’on peut autofinancer le projet à hauteur de 60%.

Pour financer la série documentaire, on compte également sur nos amis et sur toutes les personnes qui sont intéressées par l’artisanat japonais. On a ouvert un Ulule où l’on propose des photos imprimées, des calendriers avec les artisans rencontrés, notre carnet de voyage et des places pour assister à la projection privée du film, qui lui est dédié au road trip.

Pour celles et ceux qui souhaitent nous soutenir dans ce projet : ulule.com/80-jours-japon

Crédit photo : @yuji_ohh
  • Quelles sont les prochaines étapes du projet ? Visites, déroulement, …

Hum, c’est difficile à dire en fait. On fait vraiment tout en même temps en ce moment. Rendez-vous avec les personnes qui nous mettent en contact avec les artisans, réservation du van, ventes de nos meubles car on rend l’appartement, … C’est vraiment n’importe quoi, on panique un peu ! Mais la prochaine grosse étape, c’est la fin du Ulule le 28 Mars !!! Ça va jouer un rôle essentiel pour le déroulement du projet.

  • Quand sortira votre film, et où pourra-t-on le voir ?

Le film sortira en septembre. On souhaite réaliser une projection privée a Paris, puis en Suisse et en Belgique. Pour les lieux exacts, on va annoncer ça fin août.

  • À propos de vous maintenant : au-delà du projet, pourquoi le Japon ? Pourquoi avez-vous décidé d’y vivre ? Comptez-vous y rester ?

Amandine (@amuamy) : pour ma part, venir travailler au Japon était un choix de carrière. L’un de mes collègues en France avait travaillé 3 ans à Hong Kong et cette expérience professionnelle en Asie l’avait aidé dans sa carrière. J’ai toujours bien aimé le Japon, en particulier les anime et manga et j’ai pris ma décision de partir y vivre après mon retour de mon troisième voyage touristique la bas.
Et je ne regrette rien.
Concernant le futur, cela va dépendre du projet ! Si ça marche, on aimerait créer une entreprise qui aiderait les petites localités japonaises à attirer des touristes.

Rodolphe (@imrodolphe) : à la base, j’apprenais le japonais parce que je trouvais la langue super cool. Je ne connaissais pas grand chose à la culture à part ce que tout le monde sait déjà sur le Japon : la gastronomie, le folklore… Et je ne suis pas du tout branché manga / anime. Au fur et à mesure que j’apprenais la langue, je me suis beaucoup intéressé à ce pays. J’y suis allé en vacances, puis en PVT et enfin avec un visa travail. Pouvoir travailler dans une entreprise internationale à Tokyo était une occasion incroyable que je ne pouvais pas manquer. Aujourd’hui je suis heureux de renouer avec ma plus grande passion : le voyage. Je ne me vois pas vivre à Tokyo, mais si le projet fonctionne et que nous parvenons à nos buts, je suis prêt à vivre au Japon pour y travailler. Il y a d’autres villes, qui sont très agréables à vivre sur l’archipel !

Crédit photo : @yuji_ohh
  • Tricky question : France vs Japon ! Quelles sont la ou les choses que vous préférez et la ou les choses que vous aimez le moins dans chaque pays ?

Amandine (@amuamy) : ce que je préfère en France c’est le fromage et la spontanéité des gens. Le Japon manque cruellement de spontanéité, tu le ressens surtout dans ta sphère amicale.
Ce que j’aime le plus au Japon c’est la délicatesse de la nourriture, les plats ont des goûts simples tout en étant très distincts. En France, on a plus tendance à tout mélanger pour créer de nouvelles saveurs et sensations. Au Japon, on cuisine de manière à souligner certaines saveurs.

Ce que je n’aime pas en France, c’est le manque de considération pour les autres. Par exemple dans les lieux publics, les déchets ou les pieds sur les sièges. Au Japon, on fait tout pour ne pas gêner mais attention, ça ne veut pas dire qu’on a plus d’empathie pour autant. On fait juste en sorte de laisser les endroits comme on les a trouvés, par respect pour ceux qui passent après nous car on attend la même chose.

Ce que je n’aime pas au Japon, du moins à Tokyo, c’est la déshumanisation des gens. Dans cette vaste foule, les autres sont des meubles. J’ai vu des choses invraisemblables ici que certaines personnes faisaient à d’autres, sous couvert de la foule. Ici, personne ne voit rien, personne ne dit rien, les gens se précipitent au travail, on baisse la tête pour ne pas faire de vagues dans sa petite vie.

Rodolphe (@imrodolphe) : il y a du bon et du moins bon partout, je pense. Je choisirais la France car j’y ai tous mes repères, ma famille y vit, la nourriture y est incroyable et il y a tant à découvrir. Vivre à l’étranger m’a permis de me rendre compte de la richesse de notre patrimoine et de notre culture. Même si je pense que cela me fait un peu oublier tous les problèmes récurrents du quotidien.

Pour le Japon, j’aime la vie ici car elle est paisible. On ne nous défie pas du regard pour un oui ou pour un non, on se sent en sécurité et tout est très accessible. Par contre, comme beaucoup, je trouve cette déshumanisation triste. Je ne parle que de mon expérience vivant à Tokyo, mais les gens ici sont comme lobotomisés par la société. On ne pose pas de question, on marche au pas, on ne dit pas ce qu’on pense… On ne sort pas des cases ici, ce qui fait que la majorité des gens ne prennent pas d’initiatives, sont très passifs. Au point où la frustration accumulée se décharge dans les transports en commun avec un coup de coude, par exemple. Comme pour dire « tenez, regardez, j’existe ».

Mais à côté de ça, si on laisse glisser ou si l’on vit loin de la grande ville, il y a tant de choses qui donnent envie de vivre au Japon. Les paysages, la nourriture, les traditions, la proximité avec d’autres pays d’Asie… La France restera toujours numéro 1 dans mon cœur, mais le Japon a de quoi séduire lui aussi.

Crédit photo : @yuji_ohh

 

Encore merci à Amandine et Rodolphe pour avoir accepté que je les interviewe ! 😁

Vous pouvez les aider dans leur projet en participant à leur cagnotte Ulule en cliquant ici mais aussi en regardant leurs vidéos et en les partageant !

Et sinon, retrouvez-les sur les différents sociaux (leurs comptes Instagram sont canons 😍) :

Youtube : imRodolphe
Instagram : @80joursjapon, @amuamy, @imrodolphe
Facebook : Planet Calling – ImRodolphe

 

Découvrez également leur premier documentaire sur la fabrique de sake Kamikokoro ici-même :

Et leur vidéo expliquant tout leur projet là :

 

Quant à moi, je vous remercie d’avoir lu l’article et vous dit à tout bientôt sur Instagram et Facebook.

Vadrouillement vôtre,

Valentine Vadrouille 😘

 

Crédit photos : ces jolies photos ont été prises par le talentueux @yuji_ohh !

Réflexions sur le voyage ✈

D’où me vient ce goût du voyage ?

✈ ✈ ✈

Moi qui me voyais faire toutes mes études à Strasbourg, ma ville natale, moi qui avais toujours voyagé avec ma famille et qui étais terrifiée à l’idée de partir 2 semaines en voyage linguistique en Angleterre, à 18 ans, quand d’autres prennent leur sac à dos à peine leur majorité atteinte pour parcourir le monde – comment m’est venue cette envie de partir alors que ce n’était pas franchement gagné ?

Je pense que mon père y a été pour beaucoup. L’entendre raconter ses histoires de Djibouti à n’en plus finir, ses rencontres en Grèce ou se souvenir, ému, du goût des fruits en Thaïlande, tout cela a certainement dû jouer un rôle.
Je ne peux pas non plus négliger la chance que j’ai eu de pouvoir voyager avec ma famille depuis toute petite : Grèce, Turquie, Tunisie, Autriche, Italie, Allemagne, Belgique, Ecosse, Irlande, et même en France, ça fait tout de même un sacré paquet de destinations (et d’heures de marche à visiter ces différents endroits) qui ne sont certainement pas pour rien dans mes rêves d’évasion.

Être obligée de quitter le cocon familial à 18 ans pour partir étudier dans une autre ville, enfin, m’a prouvé que je pouvais vivre seule et que désormais, je rentrais dans un chemin sans retour : le passage à l’âge adulte (même si on est d’accord, ça prend beaucoup de temps, le processus est encore loin d’être achevé et partir de la maison ne suffit pas. Je préfère parer aux rires de mes parents, qui ne tarderont pas à pleuvoir 🙆🏼‍♀️).

Petit à petit, les séparations du dimanche soir aux portes du train, l’éloignement, tout ça, sont devenus moins difficiles au fil de mes années d’études. Quand on commence à s’en accommoder, on se sent capable de faire plus de choses : partir loin n’est plus relayé au rang des choses inimaginables, cela devient une possibilité. Faire mon stage dans une ville inconnue l’an dernier en faisait partie, partir à l’autre bout de la planète – et y rester un peu plus longtemps que prévu – également. C’est comme si je forçais des chaînes invisibles et inconscientes à se briser, car ce que je n’envisageais même pas quelques années plus tôt devient aujourd’hui une réalité.

Parfois, je pense à la moi d’il y a 10 ans (et ça ne me rajeunit pas), ou même d’il y a 5 ans, et j’ai du mal à croire que j’ai parcouru tout ce chemin en si peu de temps (j’ai quitté la maison il y a 4 ans et demi), et surtout que je me retrouve à habiter dans un pays qui me faisait fantasmer, à même pas 25 ans.
Franchement, quand j’ai commencé à m’intéresser à la culture japonaise (ça a commencé par les mangas, oui, comme 98% des gens, mais je l’assume, les mangas peuvent très bien nous en apprendre plus sur le Japon !), je me disais vaguement que j’irai y faire un voyage plus tard, l’idée était floue et je n’étais pas bien sûre que cela arriverait. Cette idée a commencé à se faire plus précise lorsque j’ai intégré une école après ma prépa et que l’un des pays où l’on pouvait faire notre échange universitaire était le Japon. J’ai directement pensé à ce pays, mais même à ce moment-là, je n’étais pas encore certaine d’y aller et je ne m’imaginais pas concrètement passer 6 mois là-bas.

La suite de l’histoire, elle est assez simple : j’ai travaillé, classé mes choix d’université, attendu, attendu, encore attendu (quelques soucis techniques, certains sauront de quoi je parle), puis ai finalement reçu mes résultats. Et là, une dose d’adrénaline soudaine : « Ohlala, je pars au Japon ! ».

 

Les quelques mois de préparation n’étaient pas de tout repos, entre la recherche d’un job pour financer une partie de mon voyage, le job en lui-même, et surtout toutes les démarches administratives à ne pas oublier avant de partir (encore merci papa maman pour votre aide).
C’est finalement au moment de préparer sa valise, de prendre la voiture pour l’aéroport, puis lorsque les derniers « au revoir » arrivent qu’on prend l’ampleur de ce voyage, avec une boule dans la gorge (chez moi elle est pas dans le ventre lol). Mes jambes tremblaient, et puis une fois les portes d’embarquement passées, on a qu’une hâte : y être déjà, vivre des expériences incroyables, découvrir quelque chose de totalement différent.

Pour quelque chose de totalement différent, j’ai été servie : pour vous représenter le Japon, vous prenez la France… et vous inversez tout.
On roule à gauche, on fait la queue partout, on s’excuse et remercie des centaines de fois en s’inclinant, on respecte les règles à la lettre, on attend le feu vert au passage piéton pour traverser, on donne le ticket de bus lorsqu’on en sort et non lorsqu’on y entre, on renifle au lieu de se moucher, on ne mange ni ne boit en marchant… on pourrait écrire un livre avec toutes ces différences ! (Ça me fait penser que si vous souhaitez en apprendre plus sur la culture japonaise, je vous conseille le très bon livre Les Japonais de Karyn Poupée, un petit bijou très complet 👌🏻)

Après ces 4 premiers mois passés au Japon, je peux d’ores et déjà faire un petit bilan : j’aime beaucoup cette culture, si paradoxale, si riche, si étonnante. Tellement que j’ai décidé de rallonger « un peu » mon séjour : je ferai mon prochain stage au Japon, ce qui signifie que je reste 6 mois de plus que prévu ! 🙌🏻
Je ne serais pas contre y passer quelques années supplémentaires dans ma vie – on verra bien où le vent me portera. En même temps, j’ai aussi pris conscience de mon attachement à la France et à ma famille. Je ne pense donc pas que je passerai toute ma vie à l’étranger – pourquoi pas bouger de temps en temps, faire une partie de ma vie dans un autre vie, mais je tiens quand même à rentrer en France régulièrement.

 

On en vient donc à la question du manque. Je parle ici d’un vrai manque, que je n’avais jamais ressenti auparavant. Ce n’est définitivement pas comme dire « tu me manques » à quelqu’un qu’on n’a pas vu depuis une ou deux semaines, aussi amoureux•se soit-on de cette personne. Ce manque dont je parle est puissant, vous fait sentir un peu perdu•e parfois, pas complet•e – la définition du manque quoi.

Du coup, est-ce que la France me manque ? Oui, avec ses défauts, ses grèves, ses gens jamais contents (enfin dans une certaine limite hein), mais aussi avec sa liberté, sa légèreté de vivre, son insolence. Et puis, on ne va pas se le cacher, avec sa culture gastronomique si riche, parce que si j’aime beaucoup la cuisine japonaise, je ne dirais pas non à une bonne ratatouille de ma maman de temps en temps (sans oublier la baguette de pain croustillante pour saucer, un verre de vin et un bout de fromage en lançant des « honhonhon je suis la France » pour compléter ce portrait cliché).

Ce qui me manque encore plus que la France, c’est ma famille. Je pensais que ça irait, mais au bout de 2 mois, ça a commencé à s’immiscer dans mon esprit : aaah, j’aimerais bien passer un dimanche à la maison, manger une viennoiserie, m’ennuyer un coup, promener mon chien, prendre le « café-Kuchen » à la table du salon avec mes parents, ma sœur et ma grand-mère, et finir la soirée devant la télé. Des petits détails du quotidien, si banals, et qui prennent tant d’importance quand on s’en va. On a beau vivre des choses incroyables, tout le monde a beau envier vos découvertes, réaliser tout ce que vous manquez, des simples repas en famille aux naissances et grands événements des vies de chacun, les anniversaires et fêtes inclus, ce n’est pas toujours simple. Je ne vais pas me plaindre d’être loin, non ! Je réalise la chance immense que j’ai, je la mesure un peu plus chaque jour. Mais il faut être conscient que tout n’est pas tout rose non plus – Instagram n’est pas la vraie vie, et ne montre souvent que son côté positif.

Je suis bientôt à la moitié de mon périple japonais. J’ai vu beaucoup de choses, j’ai voyagé seule et en groupe, j’ai appris quelques bases en japonais, j’ai dépensé (beaucoup) d’argent, j’ai rencontré énormément de gens incroyables venant des 4 coins de la planète et tous très différents, j’ai été triste parfois, heureuse souvent, j’ai pris des milliers de photos, j’ai prié dans des dizaines de temples et sanctuaires, j’ai fait des overdoses de sushis… cependant, si mon expérience japonaise ne touche pas à sa fin tout de suite, mon semestre universitaire se termine bientôt, et c’est une dose de frayeur et d’adrénaline supplémentaire pour moi : je vais déménager, travailler dans un endroit que je ne connais pas encore, ne plus voir certaines personnes du tout, les autres beaucoup moins… ça me fait peur, oui, j’ai aussi peur que le manque soit encore plus fort, mais j’ai aussi hâte de voir comment tout cela va se passer.

Eleonor Roosevelt avait cette phrase : « Faites chaque jour une chose qui vous effraie ». Je n’en suis peut-être pas à une par jour mais j’ai définitivement fait plus de choses qui me terrifiaient ces derniers temps que dans tout le reste de ma vie. Je pense souvent à cette phrase (je ne la cite pas au hasard, ça fait plus de 10 ans que je suis tombée sur cette phrase et elle me revient souvent ^^) quand j’ai peur de faire quelque chose, j’espère qu’elle vous inspirera également. 😉

2018 m’a prouvé que j’étais capable de partir loin, oser, assumer mes positions. Et ça fait bizarre de pouvoir se rendre compte que tant de changements ont eu lieu en seulement une petite année. Ça me donne confiance en moi (et ça c’est non négligeable me connaissant haha), me donne l’envie de continuer, recommencer, me dépasser. J’ai hâte de voir ce que 2019 m’apportera, et j’espère que cette année vous permettra aussi d’accomplir des choses incroyables. 💚

Merci à vous de suivre mes pérégrinations, vous êtes un peu comme une seconde famille que j’emmène partout avec moi 😄
Merci surtout à ma famille, parce que je n’en serai pas là aujourd’hui sans elle. Je lui dois beaucoup et j’en suis consciente. 💛

Et pour ceux qui viennent de me rejoindre, vous pouvez me retrouver sur Instagram et Facebook !

Bonne année 2019 à tous,

Vadrouillement vôtre,

Valentine Vadrouille 😘

[VOYAGE] Un week-end à Nice, ça vous tente ?

 

Youhou, on est en juin ! Et qui dit juin dit : bientôt les vacances (ou déjà pour les plus chanceux, mesurez votre chance et ayez une petite pensée pour nous s’il vous plaît 😥 ), apéros, soleil, potes… et voyages !
J’ai la chance de faire mon premier stage à Nice (ne m’en voulez pas trop mes mignons, je vous envoie plein de bisous pour me faire pardonner 😘) et je sais à quel point cette destination est prisée par les baroudeurs en herbe. Bah oui, il fait beau et chaud toute l’année, des paysages à couper le souffle et de bonnes choses à manger, et tout ça à une heure d’avion de Paris ou Strasbourg… Ça donne envie !
Mais quand on vient d’arriver, on risque de s’y perdre un peu. J’ai presque quatre mois pour faire la Côte d’Azur, alors que vous ne venez que pour un week-end ? Voici un petit guide !

Vous arrivez le vendredi soir, vous êtes fatigués et un peu excités : courez Chez Pipo, aka la meilleure socca de Nice. La socca, c’est une galette à base de farine de pois chiche, d’eau, d’huile d’olive, et cuite sur une plaque au four. Et autant vous dire que celle de Chez Pipo, accompagnée d’un verre de rosé, vaut vraiment le détour ! Il y a même des soccas pimpées : celle à l’aubergine, parmesan et tomates cerises était juste TROP BONNE.


En dessert, une tourte aux blettes, autre spécialité niçoise qui vaut son pesant de… sucre (manque d’inspiration soudain), finira de vous achever.

  • Vous êtes fatigués et voulez rentrer dans votre hôtel / AirBnb : tapez 1 ;
  • Vous êtes prêts à enflammer le dance floor et à boire jusqu’au bout de la nuit, tapez 2 (attention, l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, et je ne rigole pas).

Si vous avez tapé 2 (et là on va vite devenir copains), je vous conseille de vous diriger vers le Vieux-Nice : c’est pas loin, et ça vous fera faire une petite marche digestive !

Là, une foultitude de bars vous attend.

  • Plutôt cocktails ? Allez à l’El Merkado, un bar à tapas & cocktails qui DECHIRE. Il y a une carte ENORME et si vous ne pouvez pas vous décider, un barman se fera un plaisir de vous aider ou de vous composer un cocktail personnalisé. Attention par contre aux prix : ce sont de vrais bons cocktails, et comme tout bon cocktail dans un bon bar à cocktails, il faut souvent débourser plus de 10€ pour faire danser ses papilles.
  • Plutôt bières ? Au Fût et à Mesure saura répondre à vos attentes : la franchise niçoise fonctionne comme les autres bars du groupe, et si vous ne connaissez pas encore, ça vaut le coup. On se sert au bar (il n’y a pas que des bières, rassurez-vous) ou directement aux tables : à chacune, vous trouverez une tireuse à bière avec des bières différentes, et vous pourrez vous servir grâce à une carte magnétique créditée par vos soins au bar (si tout cela vous paraît un peu obscur, allez voir sur place, ils vous expliqueront tout cela mieux que moi).
  • Plutôt musique, avec toutes les boissons classiques (les valeurs sûres quoi) ? C’est au Wayne’s qu’il vous faudra aller. Souvent bondé, le Wayne’s Bar accueille tous les soirs des musiciens, pour se sentir dans un vrai pub anglo-saxon au milieu de la Côte d’Azur. Attention par contre : la CB n’est acceptée qu’à partir de 20€…

 

Jour 2 – Le samedi

Vous êtes sortis hier alors que vous n’auriez pas dû, eh oui… Je vous avais prévenu hein ! (Non je ne vous ai pas du tout tenté avec mes adresses. Non non.)
Mais pas une minute à perdre ! Direction : le Cours Saleya. Vous y trouverez un énorme marché (ou même plusieurs côte à côte en fait : marché aux fleurs, artisanal, et le plus important : ALIMENTAIRE) où vous pourrez remplir vos jolis cabas de spécialités locales. Le Cours Saleya vaut le coup d’œil même sans rien acheter, tant on se délecte des jolis étalages qui s’étendent sur tout le long.


Vous trouverez sûrement de quoi vous sustenter, à emporter et à déguster sur la plage, à 2 minutes de là.

Pour l’après-midi, le programme est tout trouvé : gravissez la Colline du château, tout à côté, pour avoir un magnifique panorama sur toute la belle ville de Nice et vous balader au calme de la vie urbaine. Un petit écrin de verdure avec vue sur la mer, moi en tout cas j’ai validé ! En redescendant, vous pourrez faire le tour du magnifique cimetière monumental (j’ai une passion pour les cimetières monumentaux… Ne me regardez pas comme ça…) avant de vous retrouver dans le Vieux-Nice.
Parcourez ses ruelles, admirez le linge pendu aux fenêtres, les couleurs ocres des bâtiments, humez les odeurs des restaurants tout proches… Et rejoignez la Promenade des Anglais pour vous y balader.

Marre de tout faire à pied ? Je vous comprends, la flemme est une tare contre laquelle on ne peut rien. Alors hop ! Direction les bus touristiques, tout près de la magnifique place Masséna, pour voir la ville en entier. Bon, les places sont un véritable investissement (22€, 18 pour les étudiants… je n’ai jamais vu ça, autant vous dire que j’ai failli ne pas manger le soir hein), mais le tour est à faire quand même !

L’après-midi passe, vous commencez à avoir un peu faim… Là, c’est le glacier Cesar Milano, aka Arlequin (parce qu’ils ont deux adresses avec deux noms différents) que je vous conseille !
Si le prix des glaces est EXORBITANT (coucou l’augmentation de 2 à 2,80€ la première boule en 3 ans…), elles sont aussi EXCELLENTES. Genre, les meilleures de ma vie. Et du coup, si vous passez un seul week-end à Nice, il vous FAUT les goûter. Genre, vraiment.

Si vos pérégrinations ont pris du temps et qu’il est déjà tard, il est temps de penser au repas du soir : et pourquoi ne pas tester un restaurant de spécialités niçoises ? Entre les petits farcis, les raviolis à la daube, la pissaladière et autres délices du coin, vous avez le choix. Je n’ai pas encore eu l’occasion de tout goûter, mais sachez que les restaurants arborant le label « Cuisine Nissarde » sont recommandés par l’Office du Tourisme – bref, pas trop mal quoi.

Ensuite, si vous n’êtes pas sortis la veille (ou même si vous l’avez fait, et je ne vous juge pas), la liste des bars est toujours valable. Vous en trouverez de toute façon de nombreux dans le Vieux-Nice, à vous de flâner et d’aller là où ça vous tente 😉

Jour 3 – Le dimanche

Votre dernier jour, oh noooon !
Vous n’avez pas fait la moitié de ce que vous aviez prévu, c’est triste mais c’est comme ça.
Plusieurs alternatives s’offrent alors à vous :

  • Solution n.1 : ne rien faire et pleurer dans votre coin parce que quand même, cette chienne de vie passe trop vite ;
  • Solution n.2 : profiter à fond de votre dernier jour, en vous promettant de revenir.

Cette dernière solution remporte mes faveurs (étonnamment), mais je vous laisse choisir hein. Et si vous optez pour celle-ci (très très bon choix), vous pourrez soit :

  • Visiter les arènes de Cimiez, le musée archéologique et le musée Matisse, tout tout au même endroit ;
  • Passer chez un viticulteur du coin pour goûter au seul AOC « urbain » de France (l’appellation du Bellet pour vous servir) ;
  • Vadrouiller jusqu’à une ville proche : Cannes, Grasse, Eze ou autres, vous trouverez de quoi faire dans chacune d’elle ;
  • Vous prélasser sur la plage si vous en avez assez de visiter (pas mal non plus).

Et si vous restez sur Nice, allez goûter au pan bagnat. On me dit dans l’oreillette que celui du Kiosque de Tintin vaut le détour, pour ma part, je n’ai pas encore assez d’expérience dans le domaine !

Ce programme est non exhaustif mais constitue juste une idée de week-end. Maintenant, à vous de composer et de jouer aux touristes ! 😉

 

Des bisous 😘

Valentine